Voyons un exemple simple qui fait réfléchir…

Antoine a vingt-huit ans. Il débute sa pratique comme notaire au sein d’une étude de notaires bien connue. Son salaire annuel brut est de 43 000 $. Une fois enlevées les retenues habituelles (impôt fédéral, impôt du Québec, régie des rentes, assurance-emploi, régime québécois d’assurance parentale, etc.), son salaire net lui sert à payer toutes ses dépenses de base et quelques « douceurs ». Il aimerait bien pouvoir engranger une partie de cette somme pour des projets qui lui tiennent à cœur.

Antoine ne participe pas à un régime complémentaire de retraite au travail.

Selon les règles fiscales en vigueur, il peut contribuer à son REER l’équivalent de 18 % de son revenu brut, soit un maximum de 7 740 $ par année. Cela veut dire quelque 645 $ par mois. Toute une commande pour ce jeune notaire.

En faisant un budget qui tiendra compte de cette réalité et de ses objectifs, Antoine pourra évaluer à quel point l’effort d’épargne sera important.

On connaît souvent par cœur les montants des dépenses fixes comme le loyer ou l’hypothèque, l’électricité, le chauffage, etc. Ce sont la plupart du temps les sommes les plus importantes que nous devons mettre de côté chaque mois. Dans le cas des postes budgétaires comme l’alimentation, les loisirs, les vêtements, ces dépenses dites « variables » constituent trop souvent un ensemble assez flou et parfois difficile à évaluer. C’est sans doute dans les dépenses variables qu’on pourra exercer un certain choix et arriver à épargner avec un peu de bonne volonté et, bien sûr, une certaine discipline…

Le tableau qui suit présente quelques dépenses courantes que nous faisons souvent sans trop y penser. Mais à la longue, tous ces petits achats s’additionnent et viennent grever notre budget de dépenses variables.

Quelques exemples simples de dépenses variables à éliminer

1 café et une pâtisserie chaque semaine 5 $
1 bouteille de vin 11 $
1 midi au resto (apporter au moins 1 lunch de la maison) 22 $
1 sortie au restaurant le soir 37 $

Épargne d’une seule semaine : 75 $
Épargne mensuelle: 300 $
Épargne d’une année (x 52 semaines) : 3 900 $

Toutes ces petites sommes épargnées en un an, sont à peu de choses près l’équivalent de 10 % du revenu net d’Antoine. C’est souvent dans ces petites dépenses que nous pouvons atteindre des objectifs d’épargne importants.

En faisant un peu d’effort, Antoine a donc en main 75 $ par semaine qu’il peut investir dans un REER. Que se passera-t-il dans 35 ans, lorsqu’Antoine aura 63 ans?

Les sommes économisées à l’abri de l’impôt (avec un taux de rendement de 5 %) vaudront plus de 361 049 $ 35 ans plus tard. Un beau montant pour la retraite!

Aussi, en épargnant chaque semaine, vous accumulerez plus d’argent dans votre REER que si vous ne le faites qu’à la fin de l’année.

On peut toujours trouver des excuses pour ne pas épargner, alors que souvent, c’est par de petits gestes qu’on arrive à mettre de côté les sommes nécessaires à ses projets.